Rugby : Toute une époque !

Publié le par Olivier TRONEL-BOCCARA

rugby

J'ai décidé aujourd'hui de vous parler de rugby. J'ai vécu il y a une vingtaine d'années dans une bourgade nord-iséroise où le ballon ovale est roi : Bourgoin-Jallieu. Cette contrée est appelé par les amateurs de rugby la "beorjallie", contraction de berjallien et d'ovalie.

 

Et si j'ai choisi d'évoquer ce sport qui me passionne sous l'angle de mon club favori, c'est que le CSBJ est en fâcheuse posture dans l'élite du rugby. En effet, Bourgoin-Jallieu est bon dernier du Top 14. Si c'est la situation sportive est préoccupante, l'aspect pécuniaire de la vie de ce club ne l'est pas moins. Depuis le retrait du traiteur intraitable, Pierre Martinet - prononcez Pielle Maltinet - les présidents et les repreneurs se succèdent.

 

Cette situation est d'autant plus préoccupante que le passé du CSBJ est flatteur. On considérait il y a encore quelque années que Bourgoin était au rugby ce qu'Auxerre était au football. Il fut un temps où la comparaison était flatteuse ! En effet, le CSBJ réussissait en ayant une politique de formation très poussée et un recrutement raisonnable mais judicieux (Chabal, Parra,...). Le summum fut une finale du championnat en 1997 (la veille de la victoire de la Gauche Plurielle aux législatives !) où seul Toulouse s'est mis en travers de la route de nos Ciels et Grenats.

 

Mais le professionnalisme est passée par là. Fini le temps ou un Marc Cécillon était patissier ET rugbyman. De nos jours les grosses écuries du championnat sont plutôt des équipes recrutant des joueurs à prix d'or - sans toutefois atteindre les sommes pratiquées dans le football. C'est le cas du Stade Français où Max Guazzini a repris une équipe qui végétait dans une division inférieure et a recruté les meilleurs joueurs des autres clubs français. Même chose à Toulon où Mourad Boudjellal a fait des recrutements a sensation, comme ceux de Tana Umaga ou Jonny Wilkinson.

 

Lorsqu'a été évoqué la fusion entre le LOU et le CSBJ, nous avons la preuve que les temps ont changé. Cette fusion m'a rendu sceptique. Autant je suis attaché à la pérennité financière de nos clubs, autant je suis attaché à ce qui faisait le charme du rugby, c'est à dire que des clubs de villes moyennes pouvait espérer briller à haut niveau. Peut être vais-je dire une banalité, mais les temps ont changé. Ne reste plus qu'à s'y faire...

Publié dans Sport

Commenter cet article