Robert Ménard : des limites à la liberté d'expression !

Publié le par Olivier TRONEL-BOCCARA

menard.jpgJe vais aujourd'hui vous parler de l'horripilant Robert Ménard. Horripilant est même un doux euphémisme pour le qualifier. Il fut un temps où, alors patron de Reporters sans Frontières, ONG spécialisée dans le combat pour la liberté de la presse, il faisait partie des professionnels de l'indignation et assénait à longueur d'émission que la liberté de la presse primait sur les autres libertés.

 

En 2008, il quitte la présidence de reporters sans Frontières et devient éditorialiste dans divers médias (I-Télé, RTL, ...) et se lâche parfois comme sur I-Télé où il exprime sa position en faveur de la peine de mort. Il exprime son opposition à la Loi Gayssot au nom de la soi-disant liberté d'expression. Il désapprouve l'interdiction en France de la chaine "Al-Manar", chaine de l'organisation Hezbollah. J'en passe et des meilleures...Puis tient des propos homophobes lorsqu’il déclare interdire à ses  enfants un dessin animé qui raconte l’histoire des deux poissons homosexuels.

 

Et depuis ce temps-là, il fait  lors de ses interventions des appels du pied à l’extrême-droite comme en mars, sur RTL, où il jugeait que « Marine Le Pen appelle un chat, un chat. Elle pose des questions qui sont des vraies questions. Contrairement à ce que disent les gens, elle apporte des réponses qui sont des réponses, qu'on aime ou que l'on n'aime pas. Elle piétine une classe politique qui est dans l'incapacité totale de résoudre les problèmes qu'il y a. [...] Elle incarne une autre réponse. Vous n'aimez pas cette réponse, les gens vont vous balayer." Sans se soucier bien évidemment des incohérences des propositions de la présidentes du Front National où comme en Avril 2011 où parait son livre « Vive Le Pen » à propos duquel il réagit agressivement face à Pascale Clark sur France Inter.

 


 

Et voilà que Ménard va intervenir dans le cadre de Polémia, le think-tank d'extrême-droite de Jean-Yves le Gallou. Un club dont le but est d'"affirmer sans complexe la supériorité de la civilisation européenne et donner aux Euro- Français des armes de reconquête intellectuelle, politique et morale». Rien que ça !

 

Comme il le disait dans l’interview donnée à Pascal Clark, il ne voit que deux limites à la liberté d’expression : les attaques ad nominem et les incitations à la violence. Mais soutenir un négationniste, un humoriste célèbres pour ses dérapages antisémites et banaliser le front national ne représente-t-elle pas des formes de violence ? 

Publié dans Politique

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romain blachier 29/10/2011 19:57



je t'ai mis dans une chaine