Cet antisémitisme qui ne dit pas son nom

Publié le par Olivier TRONEL-BOCCARA

Ce vendredi, j'écoutais comme de temps en temps Larqué foot. Il était question ce jour-là des transferts de deux joueurs d'Arsenal. Et celui-ci a évoqué les liens de ce club avec la communauté juive ce qui expliquerait que la motivation première du club serait l'argent. 

 

 

Un auditeur est ensuite intervenu à l'antenne pour pousser Jean-Mimi à s'expliquer. Et l'ancien joueur des Verts a bafouillé une explication qui n'a convaincu personne.

 

Cet antisémitisme qui ne dit pas son nom est aussi dangereux que l'antisémitisme plus frontal.

 

Cela m'a rappelé une situation que j'ai vécu en 2000, alors que j'exerçais la profession de conseiller financier aux AGF. Un collègue connaissant mes origines juives et constatant mes piètres résultats commerciaux s'étonne que malgré ma judéité, je n'obtienne pas de meilleur résultat ! Sur le coup je n'ai pas réagi et je m'en suis voulu. Plus tard, j'ai répliqué quand un collègue a utilisé l'expression "en juif".

 

Il est aisé d'utiliser dans le langage courant ce genre de phrases mais il l'est beaucoup moins de s'apercevoir du mal que font ce genre de phrases qu'elle des relents racistes, antisémites ou même homophobes. Et tout ceci fait le lit des idées d'extrème droite qui font en sorte d'utiliser les supposées "caractéristiques" de telle ou telle minorité.

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clark 07/06/2012 20:53


mais non, faut pas voire ça comme ça, "stéréotype", pas une attaque visée