Le gouvernement est en route pour 2012

Publié le par Olivier TRONEL-BOCCARA

Nous venons de connaitre un énième remaniement ministériel depuis 2007. Je n'ai pas consulté l'historique des remaniements mais il me semble que c'est un record depuis l'avènement de la cinquième république. Par quatre fois Nicolas Sarkozy a opéré des ajustements afin de recentrer son action. Le nombre de remaniements ministériels n'est pas limité par la constitution mais cette instabilité ne peut augurer d'une action gouvernementale cohérente.

 

En effet, sur les ministères régaliens que sont les affaires étrangères, la justice ou la défense, deux voire trois ministres se sont succédés. Entre début novembre et aujourd'hui, Hervé Morin, Alain Juppé et aujourd'hui Gérard Longuet se sont succédé à l'hôtel de Brienne. A titre de comparaison, Alain Richard a été le seul ministre de la défense de Lionel Jospin et Michelle Alliot - Marie a été la seule du quinquennat de Jacques Chirac. C'est quand même le signe un pouvoir aux abois.

 

Il est vrai que la politique étrangère du président Sarkozy, tout comme d'ailleurs sa politique dans les affaires intérieures relève souvent de l'improvisation et il importe peu de la personnalité du ministre des affaires étrangères. Parlons maintenant du casting : première constatation, Sarkozy n'a choisi les jeunes pousses de l'UMP pour renouveler son gouvernement. Alain Juppé et Gérard Longuet était déjà ministres il y a un quart de siècle dans le gouvernement Chirac. Ensuite, la nomination de Claude Guéant à l'Intérieur est significatif de la mainmise du président sur les questions relatives à la sécurité. Après Hortefeux, C'est encore quelqu'un issu de la garde rapprochée qui s'installe place Beauveau.

 

Bref, avec un UMP-canal historique, le président du groupe UMP au sénat promu au gouvernement, et le secrétaire général de l'Elysée qui fait son entrée au gouvernement, pas de doute possible : l'UMP est entrée en campagne !

Publié dans Politique

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